Enfin une victoire en 2008 pour Sarkozy sur... 2007!
CEREMONIE-POLITIQUE
Les palais de la République nous ouvrent gracieusement leurs portes. Bonjour le Sénat ! L’imposant bâtiment, historiquement important et architecturalement impressionant, collé au Jardin du Luxembourg, nous « prie d’assister à la remise des Prix du Trombinoscope – Homme politique de l’année dans les Salons de Bouffrand de la Présidence du Sénat ». Ouf, respiration !
Nous sommes jeudi, la nuit est tombée sur les jardins du palais, le portique est passé (sans sonner), il est dix huit heures trente, et les gendarmes saluent respectueusement. La caméra prête à tourner, les questions préparées à la dernière minute, au cas où un politique impromptu débarque juste à côté. Le grand escalier, le « Bienvenue, Messieurs » des hôtesses, nous y sommes dans les fameux salons de la République. Tiens, voilà Fadela (secrétaire d'État chargée de la politique de la Ville) ! Nous tentons l’approche et ça marche, quelques mots échangés, et elle nous lâche pour parloter avec Arlette Chabot (directrice de rédaction de France 2). Les flashs crépitent devant R.Badinter (ancien ministre et sénateur PS), déjà installé.
Vous voyez les Césars ? Et bien, gardez les petites statuettes couleur or, gardez la tribune où on les remet, les discours de remerciements, gardez les remettants mais surtout les gagnants. Voilà vous avez la cérémonie ! N’oubliez surtout pas, le pic d’ennui qui pique le public à certain moments, et un jury de journalistes professionnels : Cela va de Christophe Barbier de l'Express en passant par Gilles Leclerc de France 2 jusqu'à Alberto Toscano et son légendaire accent transalpin(journaliste italien à Panorama): le tout présidé par Arlette Chabot, la patronne de l'info sur France 2!
Enfin, Christian Poncelet (Président du Sénat) ouvre la soirée, il prend le micro. Rachida Dati (Ministre de la justice, garde des sceaux) –sourire éclatant- plaisante avec Xavier Bertrand (ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité), Alain Juppé ne regardera même pas Fadela Amara, assise à l’écart. Pendant près d’une heure, les prix seront remis, les discours prononcés. Le « ministre de l’année » sera pour le bon Bertrand qui rafle la mise pour la deuxième année consécutive. « L’européen de l’année » sera pour Angela Merkel (chancelière allemande), elle n’est pas présente, mais représenté par M. Beuth, son ambassadeur. Pour « le député de l’année » il faudra féliciter Pierre Moscovici (députe P.S du
Doubs) en pleine campagne un peu barbante au P.S., alors que Badinter est élu « sénateur de l’année ». Enfin, les « élus locaux », qui pourront bientôt compter au national dans leurs camps respectifs, Alain Juppé (Ancien ministre et maire de Bordeaux), et Jean Marc Ayrault (Député-maire P.S. de Nantes) applaudiront le grand gagnant, "la personnalité politique de l’année ». C’est avec regret que la combativité féminine et la présence de F.Amara ne seront pas récompensées mais la pugnacité masculine de l’hyper, alias Nicolas Sarkozy (lui aussi absent, ce sera Bertrand qui récupérera le prix. Encore lui ?). C’est à l’issue d'une ovation pour « la révélation de l’année », Rachida Dati , et le discours très ironiquement moqueur à l’égard du PS et surtout "du putschiste P.Moscovici", de Christophe Barbier, que le buffet est servi.
Petits fours et champagne, nous opterons pour un simple jus d'orange et un mini éclair au chocolat.
Les prixt remis, les petits fours engloutis. Au revoir le Sénat ! Et chiche pour d'autres aventures dans "le trombinoscope" ?
Photo (trombinoscope.com) : HW Beuth, A.Juppé, X. Bertrand, R. Dati, R. Badinter, P. Moscovici, JM. Ayrault (de gauche à droite)