Zinedine Soualem, le second rôle en vogue
INTERVIEW-CINEMA Zinedine Soualem, né à Thiers le 17 avril 1957, nous raconte ses débuts en tant que mime puis plus tard en tant que comédien au cinéma et au théâtre. Avec un total de plus de 100 films à son actif, ’est avec la plus grande simplicité qu’il nous a reçu chez lui. Interview.Adolescent, votre voie était-elle déjà tracée ?
Non, j’ai fait des études de lettres et après avoir eu mon bac littéraire je ne savais toujours pas ce que je voulais faire. J’aimais bien faire rigoler mes camarades et un jour un ami m’a dit qu’il fallait que je fasse du théâtre. C’est là que je me suis lancé…
Vous avez commencé par le théâtre ?
Non, en fait, j’ai commencé à faire du mime dans la rue pendant un certain temps. A l’âge de 18 ans, j’ai fait du théâtre et je pense que c’est à ce moment là que ma carrière a débuté.
Quels ont été vos débuts dans ce milieu ?
Votre famille vous soutenait-elle ?
J’ai toujours été indépendant. J’ai appris dès mon plus jeune âge à me débrouiller et eux ne m’ont jamais fait aucunes réflexions. Maintenant que je suis connu, ils sont fiers de moi.
Ensuite vous vous êtes retrouvé dans la célèbre troupe d’Ariane Mnouchkine (ndlr : fondatrice du Théâtre du Soleil, en 1964). Que retenez-vous de cette expérience ?
Je suis resté dans cette troupe de 1985 à 1991 et je garde d’assez bons souvenirs mais sans plus !
C’est donc à cette période que votre carrière cinématographique à débuté ?
Non pas tout à fait, après le théâtre du soleil, en 1992 j’ai joué dans « Rien du tout » le premier long métrage de Cédric Klapish, que j’avais rencontré quelques années auparavant, mais ce n’étais pas ma première expérience, vu que j’avais aussi joué dans la « Bête Noir » en 1983 ou dans « Hanna K. » de Costas-Gavras . Puis de 1992 à 1998 j’étais dans une association qui s’occupait de divertir les enfants malades dans les services pédiatriques.
Après avoir parle de vos débuts au cinéma, quels ont été vos débuts au théâtre ?
Ma première pièce de théâtre je l’ai joué il y a plus de 20 ans dans « Les paravents de Genet » mis en scène de Patrice Chéraud. Ensuite en 2002, au théâtre du Rond-Point c’est dans « Une nuit arabe » mise en scène par Frédéric Bélier-Garcia que j’ai joué puis enfin c’est mon ami Dany Boon qui m’a appelé pour participer à sa pièce « La vie de chantier » qu’il adapté au cinéma avec « La maison du bonheur.
Et que préférez-vous entre le cinéma et le théâtre ?
C’est proche et différent à la fois. Ce qui me plaît au cinéma ce sont les expériences courtes et intenses que je vis. Mais le théâtre aussi je m’éclate.
Je voulais aussi souligner que l’on ne vous voit pas très souvent à la télévision pour vos promos. Est-ce un choix personnel ?
Je pense qu’il y a des bons clients pour la télé, moi personnellement je ne suis pas un grand fan de cette univers. Je me suis parfois retrouvé chez Mireille Dumas avec Dany Boon ou chez Cauet mais ça ne m’attire pas tellement.
Avec plus de 100 films à votre actif avec les plus grands acteurs du cinéma français, est ce que les gens dans la rue vous reconnaissent ?
Oui, en effet, il y a souvent un sourire au bout des lèvres ou un clin d’œil. Avant, je pouvais me gratter le nez en toute tranquillité alors que maintenant je fais un peu plus attention et c’est agréable quand des personnes reconnaissent votre travail.
Pour conclure, quels sont vos futurs projets ?
Je suis actuellement à l'affiche du film "Paris" de Cédric Kalpish.
Propos recueillis par Mehdi MEKLAT